Ballancourt-sur-Essonne possède un patrimoine historique et naturel riche, témoin d’une occupation humaine ancienne et d’une évolution marquée par les grandes périodes de l’histoire de France.
Des premières traces préhistoriques aux édifices remarquables encore visibles aujourd’hui, l’histoire de la commune s’inscrit durablement dans le territoire.
L’origine du nom Ballancourt se perd dans la nuit des temps. Il serait d’origine romaine ou latine, formé à partir de Ballan, nom latinisé d’un seigneur franc qui occupait au Moyen Âge le château de Frileuse, situé dans l’actuel quartier Saint-Martin, et du terme court, dérivé du latin curtis, désignant un domaine ou une exploitation agricole.
Les traces les plus anciennes de présence humaine sur le territoire remontent au Paléolithique supérieur, vers 28 000 ans avant J.-C.
En 2015, au lieu-dit La Justice, au pied du Mont, 219 silex taillés attribués à l’Homo sapiens du Gravettien ont été découverts. D’autres vestiges témoignent d’une occupation au Mésolithique, notamment dans le bois de la Butte, où des gravures rupestres ont été exécutées directement sur les parois rocheuses, attestant de l’existence d’une vie collective humaine structurée.

Le Château du Saussay est l’un des sites patrimoniaux majeurs de la commune.
Brûlé et ravagé en 1593, le château est reconstruit entre 1604 et 1622, puis profondément remanié en 1793 par le général Canclaux.
Après de nombreux changements de propriétaires, liés notamment à des filiations féminines, il appartient depuis 1911 à la famille de Bourbon-Busset. Le domaine doit son nom aux saules (saussaies) qui poussaient abondamment sur ces terres humides en bordure de l’Essonne.
Deux châteaux du XVIIIᵉ siècle se font face. La visite permet de retracer la vie des familles illustres qui les ont habités, notamment à travers une bibliothèque Colbert remarquable. Au XIXᵉ siècle, un jardin à l’anglaise est aménagé dans l’esprit romantique de l’époque. Au XXᵉ siècle, la grande perspective est redessinée par le paysagiste Achille Duchêne.
En 1159, la chapelle Saint-Blaise est rétrocédée par l’abbaye de Morigny à l’ordre des Templiers.
À la dissolution de l’ordre en 1312, elle passe aux Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem et devient Commanderie en 1356.
Vendue en 1793, la chapelle est partiellement démolie entre 1802 et 1806.
Aujourd’hui, quelques ruines subsistent, témoignant de ce passé religieux et militaire.

Le domaine de Palleau s’étendait entre l’actuelle avenue du Général Leclerc et la rue Pasteur.
Au IXᵉ siècle, les habitants et les prêtres de Bayeux, chassés par les invasions, trouvent refuge au château de Palleau. Le seigneur du lieu leur offre l’hospitalité et fait construire une chapelle destinée à protéger la châsse contenant les reliques de leurs saints, dont Saint Exupère, appelé localement Saint Spire afin de ne pas attirer l’attention des envahisseurs.
La chapelle devient un lieu de pèlerinage, mais ni le château ni la chapelle n’ont laissé de traces visibles à ce jour

Dans le bois de la Butte, entre 1859 et 1869, Le P Guerton, surnommé le Père la Musique, grave sur des roches les grands récits de l’histoire de France ainsi que des souvenirs de son village avant la Révolution.
Commencée à l’âge de 82 ans, cette œuvre monumentale sera poursuivie jusqu’à sa mort.
Environ 2 600 lettres sont sculptées dans le grès, constituant un témoignage unique de mémoire populaire et locale.
Le patrimoine historique et naturel de Ballancourt-sur-Essonne constitue un héritage commun, reflet de l’identité et de l’histoire de la commune.
La Ville œuvre à sa préservation, sa valorisation et sa transmission, afin de permettre à chacun de mieux comprendre les racines du territoire, aidée en cela par l’association « Ballancourt au Fil du Temps ».